• Un rêve, un jour, quelque part

    Petit à petit c'est tout un monde qui s'effondre en une multitude de débris poussiéreux, ruines d'une cité majestueuse et inégalable en son temps. Un rayon de soleil, délicat espoir d'une renaissance, caresse de sa chaleur irréelle mon visage où scintillent des larmes d'horreur. Mes pas claquent sur le marbre des décombres et me guident jusqu'au centre de l'édifice où trône une immense statue de Vénus sortant des flots. Le lierre a poussé et s'enroule, possessif, autour de ses bras et ses jambes comme l'enchaînant à ce monde.

    Avant de me rendre compte de ce que je fais, ma main se pose délicatement sur cette prisonnière du temps et de la roche. Du bout des doigts, je suis la courbe délicate de son coude et poursuit mon tracé invisible le long des fines lignes que forment ses veines. Elle m'apparaît presque vivante, pleurant, en son cœur figé, le malheur de ces hommes morts en innocents à ses pieds. Malgré le temps et les guerres incessantes, elle est restée pareille au premier jour, gardienne bienveillante et désolée dans son mutisme pour ces enfants qui devaient vivre, ces jeunes gens qui devaient aimer et ces vieillards qui devaient trouver la paix.


  • Commentaires

    1
    Jeudi 25 Février à 11:58

    Tu as beaucoup de talents ! Tu exprimes très bien tout, en fait, tes gestes, tes sentiments...

      • Jeudi 25 Février à 13:14

        Merci! On va dire que c'est tant mieux puisque j'adore écrire ^^'

    2
    Jeudi 25 Février à 13:41

    ouais !

    3
    Mercredi 17 Mars à 17:22

    Bha décidément, je me lasserais jamais de lire tes écrits

      • Mercredi 17 Mars à 19:32

        ^^ c'est le plus beau compliment que tu pouvais me faire, merci

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